No te mueras sin decirme adónde vas

Séance du
  • Réalisation: Eliseo Subiela
  • ARG, 1995
  • 120 minutes
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No te mueras sin decirme adónde vas

En 1885 dans le New Jersey : William pleure la mort de sa femme Rachel. En tant qu'assistant de Thomas Edison, il réfléchit à son invention, l'origine même du projecteur de cinéma actuel. Il s'endort et commence à rêver. Leopoldo, un projectionniste de cinéma d'aujourd'hui à Buenos Aires, est au centre de son rêve. Lui aussi est un inventeur, plutôt par pur besoin de défier la routine. Le rêve de William devient l'histoire du film, que nous raconte le plus grand voyageur de l'imaginaire d'Argentine, Eliseo Subiela : un voyage poétique aux limites de la réalité et d'un monde fantastique.

DS

Générique

Réalisation
Eliseo Subiela
Scénario
Eliseo Subiela
Production
Jorge Rocca
Photographie
Hugo Colace
Montage
Marcela Sáenz
Musique
Pedro Aznar
Interprétation
Darío Grandinetti (Leopoldo), Mariana Arias (Raquel), Oscar Martínez (Oscar), Mónica Galán (Susana)
Origine, année
ARG, 1995
Durée
120 minutes
Distribution
Trigon Film

Motivation / Citation

« La vie - un rêve? » Cette question classique se pose également dans le film d'Eliseo Subiela, qui n'arrête pas de lier amour et nostalgie, mais cette fois dans l'une des plus belles, des plus profondes et touchantes réflexions sur l'essence du cinéma et du monde des rêves.


Trigon Film

Commentaires

« Né en 1944, Eliseo Subiela constitue depuis 1981 une œuvre cinématographique à nulle autre pareille. Licencié en lettres et philosophie dans une autre vie, Subiela déjoue toutes les références (Buñuel, Borges, Cortazar, etc.) que ses films ne manquent pas de susciter. Trois ans après Le côté obscur du cœur (1992), l’Argentin signe un cinquième long-métrage qui parle encore d’amour, mais sur un mode toujours plus fantasmagorique. Ne meurs pas sans me dire où tu vas brode un scénario délirant sur le principe de la réincarnation : projectionniste dans un cinéma de Buenos Aires voué à la démolition, Léopold, inventeur-rêveur à ses heures perdues, est visité par une splendide créature surgie du passé et liée, semble-t-il, à la naissance du cinéma (côté Edison). Avec un culot fantastique, Subiela lie un éloge de l’amour fou, digne du poète surréaliste André Breton, à la défense d’un cinéma de poésie considéré comme le lieu «sacré» de toutes les réincarnations. »


Passion Cinéma

« (…) Ce sont quelques-unes des questions que pose le film poétique de Subiela, à propos de la victoire de l'amour sur la mort. Questions éclairées avec subtilité, profondeur et virtuosité. Autant de facettes passionnantes et surprenantes, avec bien sûr, l'humour propre à Eliseo Subiela. (...)
Subiela nous guide à travers un labrinthe magique, où nous nous rencontrons nous-mêmes. L'invention d'Oscar, elle, se trouve à l'opposé de ce monde et de Rachel : Carlos, le robot, est un corps tangible, mais limité d'une façon presque tragique dans ses mouvements programmés. L'amour de Subiela, même lorsqu'il s'appelle nostalgie, est destiné à tous les personnages de ce film ultra-sensible : un regard empreint d'une douce et chaleureuse sympathie. Et c'est là que se referme le cercle, qui devient, même pour nous au cinéma, un rêve de réalité (ou qui devient la réalité de nos rêves) : vivre, c'est aimer. L'amour, c'est la vie. Bien au-delà de la mort. Donc, ne meurs pas sans me dire où tu vas. »


Trigon Film
2012
Fribourg International Film Festival : Grand Prix

Filmographie (Sélection)

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